Présentation & Sommaire

♥ Présentation & Sommaire
Vous retrouverez ici les différents articles principaux à ce blog :


One-shot :

Bill était bien là pour quelque chose
Fraise Tagada ~ A venir
Un colloc' pas comme les autres ~ A venir
Rendez-vous d'un soir ~ A venir
La jeune écolière ~ A venir

Two/Three shots :

Je n'ai jamais pu t'oublier ~ A venir
Ménage à trois ~ A venir
L'âge n'a aucune importance ~ A venir
Tout est fini entre nous ~ A venir

Mini-Fictions :

La bibliothèque
Parties 1 & 2
Ambiguous Friendship
Prologue & chapitre 1 - Chapitre 2 -
Je suis dangereux pour toi ~ A venir
L'amour est-il plus fort que tout ? ~ A venir


Les mises au point :


Ni changement, ni transformation quant à mes " vieux " écrits
Postage régulier ou irrégulier selon mon inspiration
Avis & impressions accepté(e)s avec plaisir !
Les OS, TS ou mini-fictions ne sont pas tou(te)s corrigé(e)s
Les mises à jour seront informées sur cet article
Je ne préviens personne à chaque postage (je pense)
Je réponds à tous les commentaires


Vous pouvez aussi me retrouver sur mon blog consacré à mes OS, TS
& mini-fictions sur : you-chou-writer


Les mises à jour :


Edit du 7/11 : La suite (chapitre 2) d'Ambiguous Friendship en ligne en fin d'après-midi !


# Posté le mardi 27 octobre 2009 06:43

Modifié le samedi 07 novembre 2009 06:57

♥ One-shot n°1 Bill était bien là pour quelque chose ♥ One-shot n°1

 ♥ One-shot n°1 ♂ Bill était bien là pour quelque chose ♂   ♥ One-shot n°1
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Résumé : Quand Bill rejoint Tom dans son lit pour assouvir ses envies...
Genre : Twincest & Lemon

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C'est délicatement que Bill ouvrit la porte de la chambre de Tom. Il l'a referma derrière lui en faisant attention de ne pas la claquer et appela son frère : « Tom »

Celui-ci ne répondit pas, plongé dans un sommeil profond. Cela arrivait souvent que le dreadé s'endorme facilement au bout de quelques minutes ; au contraire de l'androgyne, qui lui, mettait plusieurs heures.

« Tom » rappela Bill, dans l'obscurité de la chambre. Il s'avança à petits pas et arriva au pied du lit de son frère. Il enleva son boxer, le laissant tomber au sol, puis souleva doucement la couverture. Il découvrit alors les orteils de son jumeau et sentit celui-ci frissonner et bouger. Bill s'introduisit immédiatement sous la couette, sentant le froid. « Tom... » Réessaya-t-il.

Tom ne répondit pas, toujours enfouie dans un grand sommeil. Bill rampa à quatre pattes jusqu'à lui et effleura le visage de son double du bout des doigts. Il aimait caresser son frère, comme pour le reconnaître dans les moindres détails. Il s'amuser souvent la nuit, pendant que Tom dormait, à retracer le visage angélique du dreadé dans les moindres recoins. Bill retoucha son frère et remarqua que celui-ci était couché sur le dos et sans boxer, 'ce qui rends la tâche plus facile' pensa l'androgyne.

Parce que oui, Bill était bien là pour quelque chose. Cela lui arrivait d'ailleurs souvent maintenant de venir dans la pièce où dormait son jumeau. Il aimait se glisser dans le lit de son frère pour satisfaire ses envies ou même juste pour se faire câliner.

« Tomi » continua Bill, voulant réveiller son double. Il se coucha complètement sur lui et plongea sa tête dans son cou. Il pouvait sentir son odeur si vitale pour lui, et pouvait même entendre les petits ronflements persistants et répétitifs de Tom, au creux de son oreille.

«Tomi, réveille-toi ». L'appelé ne répondit toujours pas, sûrement absorbé par la fatigue de ces derniers jours. En effet, les jumeaux venaient tout juste de finir la tournée européenne et avaient décidés de revenir chez eux, pour profiter de leur mère et de leur beau-père, Gordon. Cette tournée ne fût pas de tout repos ; tout le groupe avait vraiment bossé et avait fait de magnifiques représentations dont même David, leur manager, en était plus que satisfait. Et il faut dire aussi, que les interviews données dans chaque pays, n'étaient pas de tout repos non plus. Il fallait répondre à des questions, faire des photoshoot ou autres photographies. Ce qui faut l'avouer, peut-être très éreintant à force.

Bill sentit deux mains se poser sur ses hanches, ce qui les surpris tous les deux. « T'es con » lança-t-il à la personne concernée. « Chut » répondit Tom, tout en posant son index sur la bouche de Bill.

« Pourquoi tu es venu ? » enchaîna-t-il alors qu'il savait déjà la réponse à sa question. Tom aimait taquiner Bill quand il en avait l'envie ; mais ce qu'il préférait par-dessus tout, c'était embêter son jumeau au lit. En fait, Tom et Bill se chamailler beaucoup avant de passer à l'action. Ils aimaient vraiment ça. Ils voulaient dire non à l'autre, pour avoir encore plus envie de lui. Et cela marcher souvent.

« Je ne sais pas » répondit l'androgyne. « Peut-être pour ça » continua à dire Bill en entrechoquant son bassin à celui du dreadé.

« Oh », fût tout ce qu'arriva à dire Tom. Il mit ses mains de chaque côté du visage de son amant, l'embrassa chastement et lui dit un 'bonne nuit' avant de se retourner sur le côté, poussant l'androgyne de sur lui.

Bill fit de grands yeux puis ouvrit la bouche : « Connard » lança-t-il. Tom savait que son double ne le pensais pas, et puis, il attendait juste que son frère se recolle à lui pour pouvoir assouvir ses désirs et ceux de Bill. Oui, le dreadé était maintenant excité et ne penser qu'à une chose : entrer en Bill. Et le pire, c'est que l'androgyne le savait puisqu'il connaissait son frère jumeau par c½ur. Et de toute façon, lui-même en avait envie : il voulait Tom à l'intérieur de lui.

« Tomi » insista Bill. Il se glissa sur le côté pour être face au dreadé et encercla ses jambes autour du bassin de celui-ci. Il colla ensuite ses lèvres à celles de Tom et laissa passer sa langue entre elles pour pouvoir re-goûter et titiller la langue de son frère. Il l'enveloppa de la sienne, goulûment, avec envie ; et posa une main sur la nuque de son amant pour intensifier le baiser.

Tom poussa l'androgyne, le mettant sur le dos et entrechoqua leurs virilités ensemble, tout en continuant leur baiser. Il se détacha de la bouche de Bill et descendit embrasser son cou. Il suçota bruyamment cette peau offerte à lui et la marqua de ses dents, laissant de petites traces violacées apparaître.

Bill souffla de contentement, en sentant la langue taquine de son double sur un de ses tétons. «Hum Tom».

Le concerné mordilla cette petite chair rosée et descendit encore, arrivant au nombril. Il introduisit son 'muscle buccal' à l'intérieur de celui-ci et appuya, mimant l'acte sexuel.

L'androgyne passa ses doigts fins, manucurés, dans les dreadlocks de son amant, lui imposant de descendre un peu plus bas encore. «Tom. Vas-y... »

Le dreadé était juste devant le sexe dressé de son jumeau. Il demanda à son frère, tout en soufflant sur le gland de celui-ci : « Tu veux que je fasse quoi ? ». Bill ne répondit pas et poussa la tête de son double sur son membre. Celui-ci lécha le bout du pénis de son amant, le suçota quelques secondes, puis lécha la fente. Bill poussa un cri de mécontentement quand Tom s'arrêta.

« Dis-moi ce que tu veux que je fasse » rajouta Tom. Il savait très bien ce que désirait son jumeau mais il voulait que Bill lui dise, lui ordonne.

« Putain Tom. Suce-moi ! » cracha l'androgyne entre deux souffles ; et il leva son bassin vers le visage de Tom. Le dreadé ne se fit pas attendre et pris le gland de l'androgyne entre ses lèvres pour la seconde fois. Il passa quelques coups de langues, puis lécha le membre dressé en 'i' de tout son long, n'oubliant aucun recoin ; pendant que ses doigts caressaient les testicules de Bill.

Le jeune homme allongé ne savait plus d'où donner de la tête. Ses pensées étaient rivés sur la sensation que lui procurer Tom, en laissant sa langue vagabonder sur chaque partie de son sexe. « Han...» Lâcha-t-il entre ses dents.

Tom sentit le bassin de Bill se relevé puis se rabaisser. Il en avait donc compris que son frère arriverait bientôt à éjaculer. Le dreadé continua ses actions et enfonça beaucoup plus loin le pénis de son double, le cognant à l'arrière de sa bouche, pour le plus grand plaisir de l'androgyne. « Je vais bientôt... » Réussi à dire Bill entre deux coups de langues de son jumeau sur son membre.

Tom continua, laissant sa langue lécher le liquide séminal, puis entoura le membre de Bill de ses doigts pour le caresser de tout son long.

Quelques secondes plus tard, Bill se raidit, crispant ses doigts de pieds et éjacula dans la bouche de son amant. Tom avala la semence sans rechigner puis s'allongea sur son frère. Il poussa son bassin vers l'avant, cognant son sexe durci par l'envie sur le ventre de son jumeau ; pour faire comprendre que lui était toujours au même point. L'androgyne le fixa longuement puis pris le visage du blond entre ses mains. Il posa ses lèvres sur le coin de la bouche de Tom, puis lécha au niveau du piercing de celui-ci. Il s'accrocha ensuite à la taille de son double, mettant ses jambes de chaque côté et recula son frère, pour se mettre au dessus. Le dreadé, ne voulant pas se laisser faire se remit au dessus et embrassa langoureusement son brun. Il caressa ses hanches du bout des doigts et se colla encore et encore à lui.

« Lâche-moi... » finit par dire Bill. Il ne le voulait pas, non, il voulait plus que tout que son frère se colle et se recolle à lui, encore et encore. Mais il aimait jouer les « chieurs » et ne pas dire 'oui' de suite à son blond. Il adorait le taquiner, lui dire 'non' et enfin se laisser faire entièrement. Il aimait quand Tom, reprenait le dessus sur lui et lui faisait voir ce dont il était capable. Le plus souvent, cela donner beaucoup plus d'envie et de désir aux jumeaux. Ils se repoussaient pour mieux se retrouvaient là fois d'après...

« Non. » répondit le plus vieux. Il colla sa bouche à celle de son double encore une fois puis entrechoqua sa virilité au niveau du bassin de l'androgyne. Bill, se laissa faire petit à petit, juste quelques secondes puis repris le dessus sur son frère ; s'asseyant sur son bassin.

« Je vais gagner ce soir » cria presque le brun. Le blond mis aussitôt sa main contre la bouche de son jumeau et lui dit de façon autoritaire de se taire puis enchaîne plus gentiment : «Je veux pas qu'ils se réveillent et qu'ils découvrent tout pour nous deux. Je ne veux pas... alors fais-moins de bruit».

Il donna ensuite un coup de bassin en avant et cogna son sexe contre les fesses de Bill. Ce dernier gémit dans un bruit que seul son frère puisse entendre, et balance sa tête en arrière. Le dreadé se relève quelque peu puis accroche les hanches de son amant, à l'aide de ses mains. Il se penche ensuite en avant et inverse encore une fois les positions. Ils se retrouvent alors la tête au pied du lit.

« Désolé, pardonne-moi... » Réussit à dire Bill, ayant toujours en tête les phrases précédentes de son frère, qui était de pouvoir. Son double le fixa quelque peu, approchant son visage à quelques millimètre de celui de son brun et lui souffla sur les lèvres : « C'est rien, fais juste moins de bruit ». Il colla ses lèvres à leurs jumelles et caressa Bill entre les fesses.

« Non, je te veux tout de suite, et sans lubrifiant » plaça l'androgyne entre plusieurs caresses ce qui fit rire Tom. Il croisa ses fines jambes autour du blond et fit signe à son amant d'y aller. « Je... tu es sûr ? ». « Oui, ne t'inquiète pas » rassura Bill. « Mais ça fait plusieurs jours qu'on a rien fait » Répliqua son jumeau avec douceur. En effet, cela faisait maintenant quelques jours que les jumeaux n'avaient rien faits ensemble, de façon sexuelle. Bien sûr, ils s'embrassaient de temps à autres, pendant que les autres étaient occupés ; et à l'abri des regards. Mais cela ne leurs suffisaient plus très longtemps. Ils avaient toujours eu besoin du contact de leurs peaux ensemble. Ils aimaient se caresser, se toucher du bout des doigts quand l'envie leurs prenait. Et, il faut avouer que c'était très souvent... Mais depuis leur arrivée chez eux, c'était encore plus difficile. Ils étaient constamment avec leurs parents, à faire des choses et d'autres ; ce qui ne leurs laissait pas beaucoup de temps à eux deux.

« Je ne veux pas te faire mal » Renchérie Tom entre ses lèvres. Non, le dreadé ne voulait pas faire naître une douleur chez son frère. Il détestait voir le visage crispé et le corps endoloris de son double. Depuis tout petit, il n'avait jamais supporter voir le brun dans ces états, et il s'était promis, même en voulant le pénétrer, qu'il ne lui ferait jamais mal.

« Allez » insista l'androgyne. Il sentit les lèvres de son frère près de son lobe. Le blond, le mordilla avant de prendre la parole : « Dis-moi d'arrêter si tu as mal surtout... ». Le plus jeune acquiesça et entoura la nuque de son jumeau, de ses bras. Il l'embrassa, passant sa langue entre les lèvres de son double, puis entoura sa jumelle, de la sienne. Il colla leurs 'muscles buccaux' ensemble, les laissant ensuite commencer une danse des plus endiablée. Elles se collaient, se caressaient avec désir, puis se détachaient, et enfin, se retrouvaient sans cesse. A peine, elles se quittaient, qu'elles se revoulaient déjà...

Tom se détacha des lèvres de son amant, puis embrassa chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui, tout en descendant. Il remonta puis caressa son frère entre les cuisses. Il laissa ensuite sa langue entrer directement dans la bouche du brun et la retira presque aussitôt ; ne laissant même pas le temps à Bill de la toucher de la sienne. Il posa ses mains de chaque côté des jambes de son double, puis les remonta légèrement contre son bassin.

« Dépêche-toi, Tomi... » Sortit Bill de sa bouche, pendant que son frère s'amuser encore à le caresser. « Fais-le... ». Il encercla ses jambes de chaque côté, les serrant autour du corps de son frère, puis amena ses mains dans le dos du dreadé.

« Faire quoi ? » répondit le blond en se pinçant la lèvre. Encore une fois, il voulait jouer avec son frère. Il voulait que Bill lui dise vraiment ce qu'il voulait. Il continua ses actions sur la peau nue de son jumeau, puis lui dit au creux de l'oreille « Alors ? Tu veux quoi ? ».
Le brun pris le visage du blond entre ses doigts et poussa les dreadlocks de son frère, par derrière. Il le fixa intensément, comme il savait si bien le faire et ouvrit la bouche : « Tomi, mets-là en moi... ». Il marqua une pause, puis continua : « Je veux te sentir en moi. ». « Entièrement en moi » insista-t-il.

Tom continua de scruter son frère dans les yeux, puis guida son sexe sur l'entrée de Bill. « Tu le veux vraiment ? » demanda le dreadé, alors qu'il connaissait déjà la réponse. L'androgyne répliqua ensuite un « Oui. Hum... » Lorsqu'il sentit le membre durci de son jumeau entrer en lui.

Le blond, pénétra doucement le brun puis ressortis quelques secondes plus tard. Il re-rentra, pour la seconde fois, puis resta immobile quelque instant, laissant l'androgyne se réhabitué à cette venue. « Continue » réussis à dire Bill, alors que son visage se crisper un peu. En effet, le brun avait une petite douleur à l'intérieur de lui. Il refit signe à son frère de continuer.

« T'es sûr ? Je peux... ». « Non » coupa Bill alors qu'il sentait le sexe de son double, durcir un peu plus. L'androgyne insista du regard, montrant à son jumeau de poursuivre. Tom acquiesça et embrassa le brun, d'un baiser beaucoup plus passionné. Il s'enfonça un peu plus loin, puis attendit que son amant, se décrispe...

Cela faisait maintenant quelques minutes que Bill et Tom, bouger sur le lit dans un même accord. Le blond donna un grand coup de rein au brun, ce qui les fit gémir tous les deux, dans un même écho. Les mains de l'androgyne se baladaient sur les omoplates de son frère, pendant que ce dernier, le pénétrait encore et encore. Ils s'encastraient parfaitement l'un dans l'autre ; comme s'ils étaient faits pour être ensemble.

« Putain Bill... Je crois que... je vais... » Lança Tom entre deux coups de rein bien poussés. Le brun le fixa, passant sa main sur le visage du brun et lui dit : « Non. Pas tout de suite... ». Le blond sourit de la réponse de son frère et posa sa tête dans le cou de l'androgyne, tout en faisait des allées et venues beaucoup plus lentes.

Le brun s'accrocha encore un peu plus à son double et exerça une pression de ses fesses sur le pénis du blond, renfonçant encore un peu plus son amant en lui. Il gémit la tête en arrière et sentit la langue de Tom le mordillait dans le cou. Ce dernier, laissa ses dents mordre gentiment un bout de peau, pour retracer un nouveau suçon, près des autres.

Le blond avait pris l'habitude, il y a peu de temps, de sucer le cou de son jumeau. Il le marquait de ses incisives pour montrer que cet être lui appartenait. Oui, Tom était jaloux et il n'aimait pas que quelqu'un touche son frère, ou le matte ouvertement. Bien sûr, il savait que Bill n'aimait que lui ; mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir garder son double rien que pour lui, tout en le partageant au monde entier... C'était une sensation bizarre pour lui ; mais il fallait qu'il s'y habitue...

« Han... continue... » Lâcha Bill entre deux baisers de son amoureux. Oui, ils étaient amoureux l'un de l'autre. Fou de l'un ou de l'autre ; et cela depuis tout petit maintenant. Ils ne pouvaient plus se passer l'un de l'autre. Ils ne pouvaient pas survivre sans leur jumeau auprès d'eux...

Tom enchaîna ses coups de reins, pliant presque son double en deux. Ils étaient synchrones dans leurs gestes, soufflant assez fort, et happaient de l'air sans cesse. Leurs corps étaient chauds, voir brûlant ; l'un sur l'autre. La sueur se coller à eux et les laissait transpirer sous ces efforts presque surhumains.

« Ah. Tu touche ma... » Dit l'androgyne entre temps. Tom était en effet, sur la prostate de son jumeau. Il la touchait de son membre dur à mainte reprise maintenant, laissant le brun dans un état de grand plaisir. Il appuya de nombreuse fois contre et ressortit entièrement de son double.

« Qu'est-ce que tu... ». Bill n'avait même pas le temps de finir sa phrase que le dreadé était déjà entré en lui pour une énième fois, retouchant son point sensible. Tom s'amusait maintenant à entrer et sortir de Bill à plus grande vitesse, ce qui leurs arracher des cris jouissifs à tous les deux.

A cet instant, le blond ne s'occupait plus de savoir ce que diraient ses parents s'ils les entendaient. Il était dans un état second où le plaisir l'enivrer. Il sentait la douce chaleur de Bill autour de lui, et il aimait vraiment cela.

Bill se cambra en arrière, arrachant un autre gémissement à son amant et resserra le sexe gonflé de son double. Il exerçait cette pression à chaque nouvel accoue de son frère, les faisant tous deux, apprécier encore plus ce moment interdit.

Tom donna un cou de rein encore plus puissant que les autres et tremblait presque lorsque son liquide se répandit en Bill. Il continua quand même quelques allez venues et se laissa tomber sur son amant.

Ils restèrent comme cela encore quelques minutes, savourant leur orgasme, puis s'embrassèrent, se remerciant de ce moment parfait. Ils laissèrent leur langue s'infiltrer doucement dans la bouche de l'autre, mais se détachèrent presque aussitôt, sous le manque de souffle.

Ils étaient essoufflés l'un contre l'autre, et ne bouger pas comme pour ne pas briser cet échange à peine fini. Ils se regardèrent pendant un moment droit dans les yeux puis Tom ressortit de Bill ; ils gémirent tous les deux sous cette dernière sensation, puis s'enlacèrent l'un à côté de l'autre, pour finir leur nuit, dans un autre monde...

« Bonne nuit » souffla le blond à l'oreille de son brun. ; et quelques secondes plus tard, c'était au dreadé d'entendre ces mêmes mots, avant de plonger dans un grand sommeil.

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# Posté le mardi 27 octobre 2009 18:07

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 12:50

♥ Mini-Fiction n°1 La bibilothèque Partie 1 & 2 ♥ Mini-Fiction n°1



Partie 1 :

Comme chaque après-midi depuis plus de deux ans et demi maintenant, je rejoignais le coin bibliothèque, pour pouvoir étudier tranquillement. Je marchais, évitant de croiser quelques regards négatifs à mon sujet et ouvrais la petite porte en bois, pour enfin m'engouffrer dans un univers souvent qualifié d'intellectuel.

Je regardais autour de moi, à la recherche d'une table « solitaire » et alignais les pas, pour enfin aller m'asseoir. J'aimais vraiment être ici, c'était tranquille et paisible ; ce qui me calmerait sûrement durant quelques heures.

Je posais mon sac sur la table, partais à la découverte de mon manuel de management des organisations et sortais ma trousse ; pour commencer à réviser les différents chapitres vus les mois précédents. Et à peine avais-je commençais que ma tête me donner un mal de chien... Pour être franc, je n'ai jamais été passionné par le contrôle et les différents pouvoirs d'une entreprise ou autres. J'aurai déjà voulu commencer, par savoir me contrôler moi-même à vrai dire...

Je refermais le bouquin en vitesse et l'éloignais le plus possible de moi, comme s'il avait la peste. « Je ne tourne vraiment pas rond » pensai-je en fermant légèrement les yeux. « Ce n'est pas possible, je vais devenir dingue »

Je rouvrais les yeux et remettais en place une mèche rebelle, avant de souffler et me repositionner comme il y avait à peine cinq secondes. J'étais tellement tendu en ce moment, que je n'arrivais plus à rien. Mes pensées et mes envies étaient comme bloquées pendant un laps de temps, qui me semblait drôlement long.

Mes prunelles se rajustèrent à la lumière environnante pour une énième fois et se posèrent à la fenêtre à ma droite, comme par instinct. Je pouvais alors voir un couple passer main dans la main avec un sourire sur les lèvres ; et j'eus l'impression que mon ventre se tordait à cette simple vision. Moi aussi, j'aurai aimé être comme eux. Moi aussi j'aurai aimé attirer l'attention sur moi. Moi aussi j'aurais voulu qu'on me tienne la main et qu'on me lance des regards qui en disent long. Moi aussi j'aurai aimé que quelqu'un me porte un peu d'attention. Mais il semblerait que cela ne serait jamais le cas.

Une microseconde plus tard, mes lèvres se serrèrent un peu plus, lorsque l'idée qu'il voudrait peut-être un jour de moi m'effleurait l'esprit. Il me semblait que je devenais presque pathétique à cet instant même, en pensant ne serait-ce que une minute à ce qu'il pourrait éprouver pour moi. C'était totalement impossible et là, ce n'est pas seulement mon ventre qui se tordait, mais aussi mon c½ur...

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Je parcourais la rangée de livres à la recherche de Dom Juan de Molière et pointais du doigt chaque bouquin susceptible d'être celui que je voulais. Je les scrutais tous, effaçant parfois des grains de poussière grâce à mon passage, et toussotai légèrement à cause de ces particules presque invisibles qui courraient jusqu'à mes poumons. « Il serait peut-être temps qu'il fasse le ménage » pensai-je, toujours à la recherche de ce foutu livre de poche...

Je soufflais, expirant l'air par la bouche et passais ma main gauche dans ma poche arrière, en tapant une pause, il faut l'avouer, pas vraiment masculine. « Où es-tu bouquin de malheur ? » dis-je d'une voix exaspérée, alors que personne n'allait me répondre, et surtout pas le concerné...

« Tu cherches quoi ? » me répondit une voix masculine rieuse et douce, à mon plus grand étonnement.

« Hein ? Euh, bah... » Bafouillai-je sans me retourner vers la personne qui me parler, un peu gêné. « Hum, Dom Juan en fait » repris-je, un peu plus sûr de moi, cette fois.

« On est là pour la même chose alors... » Ajouta-t-il avant de s'avancer un peu plus vers la rangée où je me trouvais. Il fit face à la grande colonne de bouquins en tout genre et leva son bras droit, essayant sûrement d'atteindre le livre recherché.

Je restai droit, bougeant le moins possible, puis mis ma tête en biais, vers la gauche, pour pouvoir essayer de regarder qui était le mec à la belle voix, à côté de moi. J'écarquillais ensuite les yeux à la seconde où mes yeux rencontraient son visage. Ce n'était pas n'importe qui. C'était lui.

A peine une seconde après avoir repris ma respiration, mon c½ur s'emballa ; alors que je le scrutais discrètement. Il n'était pas simplement beau. Ses traits dégageaient tellement plus encore, que je failli oublier pourquoi j'étais ici...

« Oh putain... » Me coupa-t-il en pleine rêverie. Il se mit ensuite sur la pointe des pieds et tendit un peu plus le bras, pour essayer d'attraper l'½uvre de Molière.

Il me semblait que je perdais la plupart de mes moyens en sa présence et je rougis violemment en voyant une partie de son aine dégagée, ainsi que son boxer. Je me pinçais les lèvres avec force, en pensant que mes doigts aimeraient errer à cet endroit, puis essayais de détourner les yeux... Mais bien sûr, mes prunelles ne devaient pas être de cet avis, puisqu'elles se recollèrent sur sa peau qui semblait agréablement douce et lisse.

« Ah, je vous ai enfin ! » m'interrompit-il une deuxième fois, lorsque je songeais à m'approcher juste un tout petit peu plus de lui. Il se reposa, les pieds à plat et se retourna vers moi avec un sourire, que je pourrais qualifié de renversant... Je le scrutais, sans vraiment faire attention et voulu passer un doigt sur ses lèvres légèrement pulpeuses, ainsi que glisser mes lèvres sur son piercing au labret. Je devenais fou, je ne voyais pas d'autres explications, pour avoir un comportement tel que celui-ci en sa présence... Je bougeais alors ma tête, évacuant toutes idées dans mon esprit et m'écartais d'un pas.

« Tiens. » Il me tendit un livre, attendant que je veuille bien le prendre, puis me sourit une dernière fois ; avant de me lancer un « à un de ces jours, peut-être » et de quitter la pièce sous mes yeux admirateurs...

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Je parcourais les pages, les unes après les autres, tout en repensant à la personne qui m'avait tendu ce livre ; et je me maudissais mentalement encore une fois de penser a lui ; alors que de son côté, ce n'était sûrement pas le cas...

Je fermais le livre, positionnais mes jambes sous mes fesses, alors que mes yeux parcouraient la bibliothèque. J'étais bien et personne ne me dérangeait, pour mon plus grand bien. J'étais encore une fois tout seul, mais c'était maintenant une vieille habitude qui ne me dérangeait plus tant que cela, non plus...

Je rouvrais Dom Juan de Molière une dizaine de minutes plus tard et me remettais à lire l'½uvre en imaginant quelqu'un d'autre comme personnage principal... Il me semblait que l'attitude et les facettes de son caractère, correspondaient presque totalement à celle que je me faisais de Dom Juan. En tout cas, j'étais persuadé au fond de moi, qu'il pouvait être, lui aussi, le tombeur de ces dames...

Pour être franc, il existait des différences entre ces deux personnes, mais je me disais qu'au-delà, lui était capable d'accomplir autant de choses que Dom Juan lui-même, en ce qui concernait les femmes : il pouvait les attirer, les séduire ; les tromper peut-être inlassablement aussi...

Les femmes, voilà qu'un pincement au c½ur se fit ressentir alors que je supposais qu'évidemment il était hétérosexuel... En même temps, comment le contraire serait-il possible ? « Toute personne normalement constituée est censée aimer le sexe opposé » comme me l'avais assez répété ma mère depuis que j'avais des doutes sur mes préférences...

Il était inévitable qu'il aimait les femmes ; il devait peut-être même apprécier passer un temps inconsidérable avec elles, juste pour passer du bon temps en leur compagnie... Il était aussi très probable que leurs formes et leurs façons d'être l'attirait ; alors que moi, un mec qui plus est, ne pourrait rien lui offrir de plaisant...

Mon esprit se grisait rien qu'à ces pensées qui pouvaient sembler tellement incohérentes à vos yeux ; alors qu'aux miens c'était tellement différent... Il m'attirait, il me plaisait sans qu'il ne le sache ; et cela depuis plus de six mois maintenant. Je me maudissais moi-même, d'ailleurs, de lui porter autant d'intérêt alors qu'il ne devait même pas savoir qui j'étais...

En y repensant, j'avais l'impression d'être « anormal », (comme aurait dis la femme qui m'avait mis au monde). C'est vrai, elle avait sûrement raison, tout comme mon père d'ailleurs... Mais est-ce vraiment ma faute ? Est-ce si grave que cela de s'habiller de la façon que l'on aime ? Est-ce si bête de passer autant de temps devant la glace le matin, juste pour pouvoir me dire que peut-être je pourrai plaire à un garçon qui ne m'accorde aucun regard ? Est-ce si débile que cela d'être peut-être tomber amoureux d'un garçon, complètement différent de moi ? Est-ce si incroyable que cela que je veuille attirer le regard de ce garçon en particulier alors qu'il doit être purement hétéro et donc indifférent à moi ? Est-ce une grande idiotie de le vouloir seulement pour moi, alors qu'il ne le sera jamais ? Tant de questions où une seule réponse est exacte : Oui. Et étrangement, ça fait beaucoup plus de mal que de bien, dans le c½ur d'un idiot comme moi...

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Deux écouteurs dans mes oreilles, je m'avançais en direction de la bibliothèque, pour ne pas changer... J'ouvrais la porte, la refermais en un cliquetis et marchais jusqu'à une table complètement désertée, en à peine dix secondes. Je n'avais pas la moindre envie de bosser, mais ce lieu me paraissait tellement familier depuis plus de deux ans que j'étais venu me réfugier ici ; dans l'espoir de ne penser à rien...

Mais à peine étais-je assis que mes jambes bougeaient de façon synchrone sous la table. Le stress était donc devenu apparent et je me pinçais les lèvres, triturant mes longs doigts fins manucurés de noir, par la même occasion...

J'aimais et je n'aimais pas le lundi, tout comme le vendredi. Ces deux jours étaient séparés par quelques autres jours ; mais cela n'empêchait en rien, le fait qu'ils étaient synonymes dans mon esprit... Il y avait un début et une fin à quelque chose dans chacun... Il y avait une partie plaisante et l'autre, assez destructible, aussi...

Pourquoi ?! Pour tout vous avouer, je n'ai pas mis longtemps à le savoir ; et au fond, c'est tellement infantile, peut-être même puéril... Mais, j'appréhendais toujours de la même façon... Le lundi matin est un de ces jours où on est heureux de revenir au lycée, du moins pour revoir ses amis. C'est ce même jour aussi qu'on a l'envie de raconter son superbe week-end à tout le monde : les beuveries ou autres choses que semblent faire la plupart des adolescents de mon âge... C'est d'ailleurs aussi pour cela que je n'étais jamais pressé d'être le vendredi soir. Ce n'était tout simplement pas moi ; mais cela semblait être comme cela pour lui...

Mais malgré cela, le lundi reste un jour comme les autres et je l'apprécie à la seconde même où je le vois passer devant les barrières du lycée. Je sais, je sais. Vous devez penser que, je ne sais pas, je suis étrange parce que je ne le connais pas. Et le pire, c'est que vous avez raison. Mais je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi : j'aime passer mon temps à l'observer...

Je souriais presque quelques minutes plus tard lorsqu'une chanson de Placebo se manifestait dans mes oreilles. Elle disait des choses tellement vraies ; mais que j'aurai aimé changer... Bien sûr que tout reste pareil et que rien ne change. Mais malheureusement, me dire cela, me faisait du mal... J'avais envie que cela change. J'avais envie qu'il me voit. J'avais envie peut-être même de plus... Mais dans tous les cas, je ne voulais plus lui être indifférent... Respire et compte jusqu'à dix, tombe et recommence... Des paroles qui prenaient une nouvelle signification pour moi.

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Partie 2 :

« Les jours passent et se ressemblent tous ». Je me réveille chaque matin avec cette phrase typique du mec ennuyeux – ou ennuyé – dans la tête ; sans pourtant y échapper...

C'est tellement mortel au fond, que je ne contredirais jamais Raphaël, de dire qu'il ne voudrait « pas crever d'ennui ». C'est tellement vrai, que n'importe qui détesterait être bercé par ce sentiment ; non ? Du moins, moi, j'aimerai pouvoir m'en passer...

Je finissais la toute dernière page de Dom Juan et me relevais du petit fauteuil grisâtre, pour m'avancer à l'endroit où il m'avait donné en main propre ce livre. Je retraçais ensuite une ligne imaginaire devant la bibliothèque, à l'aide de mon doigt, et trouvais enfin l'emplacement exact, où il avait posé ses mains...

« Mon cas s'empirait de plus en plus » pensai-je, pour une énième fois, en entendant des pas légers s'aventurer entre la grande masse de bouquins et moi-même. Je penchais la tête, essayant d'écouter le moindre rapprochement et reposais l'½uvre à sa place initiale – tout en continuant de me sermonner mentalement, pour ne pas me faire d'illusion sur la personne. Après tout, cela aurait pu être n'importe qui ; sauf lui, bien évidemment...

« Tom, dépêche-toi, on veut savoir la suite ! » entendis-je soudainement, une table plus loin. Je reportais alors mes yeux vers la personne qui avait parlé et découvrais pour la ' je ne sais combien de fois ' un brun aux yeux verts, que je pourrais remarquer à n'importe quel coin de rue, puisqu'il est ami avec lui.

« Je reviens dans deux minutes » répondit la voix qui, maintenant, semblait chanter depuis quelques jours à mes oreilles. Je soufflais doucement, comme si je voulais avoir le cran de faire quelque chose ; mais m'en dissuadai lorsqu'il arrivait dans mon champ de vision, la seconde d'après.

Il me semblait que sa voix était dure, mais pourtant nuancée de douceur. C'était à la fois rassurant et attirant ; et je trouvais que cela lui donnait encore un peu plus de charme... « Je ne savais pas qu'on se retrouverait aussi vite... » Ses mots coupèrent toutes pensées en moi et laissèrent des rougeurs au niveau de mon visage, sans que je ne décide de quoi que soit...

J'étais intimidé et me demandais même s'il l'avait remarqué. Je ne savais pas quoi répondre, me trouvant stupide alors qu'il essayait sûrement d'engager la conversation. Je me mordillais donc les lèvres, comme pour faire ressortir ce nouveau stress entré dans mon corps et décollais les quelques cheveux qui me collaient à la nuque... « Moi non plus... » Lâchai-je au bout d'un instant qui semblait tellement long pour ma part.

Il s'approcha ensuite, seulement de quelques pas, mais ce fût assez pour que nos épaules se frôlent. Je me pinçais alors plus fortement les lèvres, les tordant légèrement, et fermais doucement les yeux, alors que je pouvais sentir son parfum, son odeur.

C'était la toute première fois que l'on partageait un si petit espace et cela me mettait dans un état presque second. J'avais l'impression de pouvoir connaître un peu plus de choses sur lui et cela ne faisait qu'accentuer les battements de mon c½ur. « Je suis vraiment bizarre de réagir comme ça alors que je ne le connais même pas » pensai-je au plus profond de moi.

« Tu penses quoi du bouquin alors ? » Il remit le livre à sa place attribuée et me fit face, tout en laissant son index sur l'étagère. Il me sourit légèrement, laissant de petites fossettes apparaître et leva un sourcil, à cause de l'attente de ma réponse.

Je ne savais encore une fois pas quoi répondre. Enfin du moins, je me demandais s'il valait mieux dire la vérité ou non. En fait, je ne me voyais pas vraiment lui dire que j'avais apprécié cet ½uvre juste parce que je nous avez imaginé : lui comme personnage principal, et moi comme une de ses conquêtes passagères... «J'ai bien aimé dans l'ensemble et toi ? » Je lui parlais d'une voix presque assurée ce qui me perturba quelque peu.

Je me retournai, lui faisant face à mon tour et essayais de le regarder, sans avoir l'air d'admirer ou de « mâter ». Je fixai alors un point précis vers ma droite quelques secondes et ramener mon regard vers lui, pour essayer de ne pas trop faire l'intéressé.

« Aussi. Sauf la fin, je ne saisis pas trop l'intérêt » me répondit-il tout en haussant les épaules deux fois de suite. Il me fixa tout de même et se mordilla la lèvre inférieure, au niveau de son piercing, alors que je ne pouvais empêcher mes prunelles de scruter chacun de ses gestes.

« Il n'avait pas à prendre les femmes comme des objets » lançai-je directement, mais avec, tout de même, une pointe de timidité. Il semblait aussi étonné que moi de ma réponse, mais souriait quand même, laissant ses dents blanches apparaître.

« Il les aime toutes d'une certaine manière » Il esquissa un sourire presque triomphant, puisque je ne répondais pas ; et me fixa droit dans les yeux pendant quelques secondes. J'avais l'impression de me perdre dans une mer chocolatée mais remontai vite à la surface pour continuer notre « conversation ».

« Ouais, il les apprécie mais juste pour... ». Je ne finissais pas la phrase par envie et aussi parce qu'il devait avoir compris ; puis lâchais notre contact visuel, pour mon bien.

« Coucher ? » Finit-il par dire. Il posa ses yeux sur moi, me regardant de bas en haut, et me faisant rougir, puis continua : « Ouais, il les aiment aussi pour ça »

« Que pour ça. Et je crois que les hommes n'ont toujours pas changé à notre époque ! » Balançai-je au tac au tac. Je soupirai, me souvenant de mon passé et mis ma main dans la poche arrière de mon jean Diesel. Je levai ensuite les yeux au ciel, lorsqu'il fronçait les sourcils pour chercher à comprendre. Je trouvais cette mimique mignonne, mais je n'étais vraiment pas près à me confier à quelqu'un sur une histoire amoureuse gâchée ; et surtout au garçon qui me plaisait...

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Je mordillais le crayon à papier de mes dents, alors que je cherchais la réponse mathématique à cette inéquation. Je n'avais jamais apprécié cette matière et mon professeur m'en était reconnaissant en me rendant de sales notes, sur mes copies quasi-blanches. En fait, je m'en fichais un peu, même si je savais très bien qu'il faudrait que j'y travaille beaucoup aux prochaines vacances d'avril ; au moins pour avoir la moyenne à ce fichu baccalauréat.

Je soufflais, bougonnant légèrement, alors que je tortillais une mèche de cheveux entre mon pouce et mon index. Il me semblait que quoi que je fasse, je ne trouverai pas la solution ; comme à mon habitude. Je décidais donc de fermer le livre, ainsi que mon cahier, pour regarder aux alentours.

Évidemment, mon regard se posa instinctivement sur la porte d'entrée qui s'ouvrait une nouvelle fois, à peine une demie seconde plus tard. Mon c½ur s'accéléra, tambourinant un peu plus fort contre ma poitrine, alors que Tom regardait dans ma direction. Il sourit, laissant apparaître sa dentition, et s'approcha, s'asseyant en face de moi. Je baissais alors mon visage sur mes doigts enlacés, pour cacher quelques rougeurs apparentes...

« Salut ! ». Sa voix était joyeuse et l'on pouvait sentir au timbre de sa voix que rien ne pouvait le déstabiliser. Cela m'effraya quelque peu, mais étrangement, je n'y fis pas vraiment attention, préférant lui répondre.

« Hey, tu vas bien ? ». J'avais essayé de répondre le plus naturellement possible, mais ma voix me joua un mauvais tour en tremblant légèrement. Je levais alors la tête, mais n'osa pas poser mes prunelles sur lui.

« Ouais, assez. Et toi ? » Me répondit-il en se penchant sur la table, pour prendre un contrôle de mathématiques dépassant de mon cahier. « Oh, cinq sur vingt. Moi qui pensais que tu étais un élève brillant... ». Il releva son visage et accrocha son regard au mien pendant quelques secondes, qui me parurent très longues, ou peut-être trop courtes, je ne sais pas vraiment...

« Sa va. Et euh, je déteste les maths en fait ». Mes yeux se posèrent sur la table, puis sur ses mains, qui tenaient la preuve de mes échecs. Elles avaient l'air agréablement douces ; dures, quelque peu abîmées, mais inévitablement douces...

« Moi pareil... ». Un silence s'installa et je me maudissais de ne rien trouver à dire. J'avais l'impression que quoi que je dise, ce ne serait pas assez bien ; ou peut-être pas assez intéressant pour lui... « Tu as coupé tes cheveux... » Dit-il finalement, alors que ses prunelles se baladaient au niveau de mon visage et de mes épaules.

« Hum, oui. Je voulais changer un peu et me refaire une couleur. Je ne sais pas si... ». Je pouvais sentir son regard sur moi et bizarrement, cela me réchauffa le c½ur. Je décidais donc de lever les yeux en sa direction et fixais son piercing prisonnier entre ses dents. J'avais tellement envie de l'embrasser, là...

« Si, si ! » S'empressa-t-il de répondre. « Enfin, je veux dire, ouais, ça te va bien. Et pour tout t'avouer, je te trouve... ». Il me fixa droit dans les yeux, et se pinça légèrement les lèvres, avant de détourner le regard. « Plutôt mignon » Termina-t-il.

« Mignon ? » Un rire nerveux sortit de ma bouche alors que je devenais rouge, comme une tomate. Je ne savais pas s'il voyait que ses mots avaient une certaine signification pour moi, sûrement différente à la sienne ; et que cela me mettrait bien plus que mal à l'aise si je les interprétais mal : peut-être qu'il le disait souvent après tout ? « Ça ne sert à rien de s'emballer pour de simples mots » pensai-je, comme pour me protéger d'un éventuel malentendu.

Il ne répondit pas aussitôt et souffla légèrement avant de rire à son tour. « Uh, ouais ». « Bon, je vais y aller, les gars doivent m'attendre... Alors, hum... peut-être à demain ? » Finit-il par dire en se levant et m'adressant un sourire assez gêné.

« Oh, ouais ». Je clignais légèrement des yeux, les mots ayant du mal à sortir d'entre mes lèvres. Il partit, me tournant le dos et je pouvais l'entendre se chuchoter quelques mots à lui-même ; sans pour autant en comprendre quelque chose... Alors comme ça il me trouvait vraiment mignon, ou était-ce seulement par pure politesse et sympathie ? J'espérais au fond de moi-même que ce soit la première réponse, et non la deuxième...

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Une semaine était passée et on s'était croisés à de nombreuses reprises. Seulement, il faisait comme s'il ne me voyait pas ; ou peut-être étais-je simplement redevenu aussi transparent qu'avant ? Je n'avais pas de réponse et des tas de scénarios se mélangeaient dans mon esprit, alors que je parcourais une étagère à la recherche d'un nouveau livre ; pour passer le temps. Je ne savais plus vraiment quoi penser, penchant sur l'hypothèse qu'il avait voulu être poli sur mon changement ; et non pas qu'il le pensait véritablement. Cela me pinça légèrement le c½ur, mais je préférai plutôt être clair avec moi-même, pour éviter quelques dégâts en mon intérieur...

Je laissais l'air passer entre mes lèvres, alors que ma main se posait instinctivement dans la poche arrière droite de mon jean. Je regardais, sans vraiment faire attention, la rangée de bouquins qui n'attendait qu'une chose : être lue. J'aimais vraiment lire. C'était une occupation, un passe-temps, un plaisir, que je m'accordais à faire le plus souvent possible ; même si pour un bon nombre de personnes, la lecture était plus un fardeau qu'autre chose. Moi, c'était ma seule échappatoire, qui pouvait parfois paraître réelle, et d'autre fois irréelle... Tout comme pas mal de choses dans la vie qui nous entourent...

« Tu vas aller lui reparler ? » Demanda une personne. « Je ne sais pas. Ma dernière tentative n'a pas été des plus convaincante ! » Entendis-je répondre. Il me semblait que cette dernière voix appartenait à Tom, mais je n'étais pas vraiment sûr, à cause d'un groupe qui criait à quelques pas de moi...

« Tu feras peut-être mieux la prochaine fois » La voix se fit limite rieuse, alors que je reconnaissais la voix du meilleur ami de Tom. « C'est tellement rare de te voir douter de toi, que ça en devient hilarant ! ».

« Il n'y a rien de drôle... Peut-être que je ne suis tout simplement pas son genre... ». Il souffla, puis continua : « Il a rit quand je lui ai dis que je le trouvais mignon ! »

« Tu m'as dis que ça devait être nerveux... Et en plus, il a rougit ! ». Je me pinçais les lèvres, souriant légèrement à l'idée que je pouvais peut-être lui plaire. Sûrement pas autant qu'il m'attire, mais au moins un minimum...

« Peut-être de l'embarras ? » Demanda-t-il d'une façon étrange à la personne qui devait lui faire face. Un silence s'installa, puis j'entendis soudainement leurs chaises bouger ; signe qu'ils allaient partir...

« Tu comptes faire quoi ? » Questionna son meilleur ami, d'une façon taquine.

« Rien. Je vais attendre de voir s'il vient me parler, pour commencer... » Répondit le dreadé. « J'ai fais le premier pas, alors si vraiment je lui plaisais, il viendrais me voir, non ? ».

Je n'entendis plus rien ensuite ; mais le fait d'entendre cet échange entre eux, me mettait dans un drôle d'état. Je me posais des centaines de questions, qui convergeaient les unes avec les autres vers une même direction... Était-ce vraiment de moi dont il parlait ? N'avait-il dit ces mots qu'à moi ou les avait-il aussi dit à un autre garçon ? Je ne savais pas vraiment quoi faire, mais je me disais, que de toute façon, il fallait absolument que je fasse ce deuxième pas... C'était la seule solution qui s'imposait de toute façon et j'avais l'envie d'aller le voir, ne serait-ce que pour parler...

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Je le vis aller au fond de la bibliothèque, et sans m'en rendre vraiment compte, mes pieds suivaient exactement le même chemin... Je n'avais pas arrêté de penser à ce qu'il avait dit tout le week-end et je ne pouvais m'empêcher de vouloir le voir, seul à seul ; comme toutes les fois...

Je ralentis, et regardai vers la droite. Il était là, légèrement appuyé contre l'une des étagères ; son côté gauche collé contre le bois brut. Je me pinçai les lèvres, le stress montant de plus en plus dans mon corps ; comme une vague de chaleur s'intensifiant à chaque seconde qui avançait...

« Hey, Tom... » Dis-je d'une voix presque cassée. J'avais l'impression que toute ma salive avait disparue, m'empêchant de pouvoir lui parler aussi naturellement que je l'aurai voulu... Je passais mes doigts dans mon dos et les triturais, alors qu'il se retournait vers moi.

« Salut ! ». Il parlait tout en s'avançant un peu plus vers moi. « Quoi de neuf ? ».

« Tu me faisais la tête ? » Demandai-je sans répondre à sa question. Je ne savais pas si c'était un bon départ de discussion, mais je voulais vraiment savoir la raison ; dû moins, l'entendre de lui-même. « J'avais l'impression que tu m'évitais... » Continuai-je peu sûr de moi.

« Oh. Non, ce n'est pas vraiment ça. » Commença-t-il, tout en se grattant au niveau de la nuque. « C'est que... la dernière fois tu avais l'air gêné de ce que je t'ai dis et... je ne savais pas trop quoi faire par la suite... ».

« Je ne m'attendais pas à ce que tu me dises ça l'autre jour... ». Je regardai aux alentours, pour éviter son regard, qui me faisait presque fondre sur place à chaque fois. Je me positionnais ensuite dos à la rangée de livres, et soufflais légèrement, comme si cela me permettrait de continuer cette conversation...

« Je ne pensais pas que tu allais rire ! » Ajouta-t-il d'une façon beaucoup plus légère que lorsqu'il en avait parlé avec son meilleur ami. « C'était sûrement nerveux... ». Il marcha jusqu'à être en face de moi et sourit franchement lorsque nos regards se croisèrent. Je rougis légèrement, comme à chaque fois qu'il posait ses prunelles sur moi, et le vis sourire de façon taquine. « Je savais que tu allais m'entendre... ».

Je levais mon sourcil et plissais quelque peu les yeux, comme pour essayer de comprendre. J'avais beau chercher, je ne voyais pas de quoi il parlait. « Quoi ? ».Il rit doucement, laissant mes oreilles s'imprégner de la mélodie de sa voix ; alors qu'il me regardait d'une façon déstabilisante...

« Vendredi, » Commença-t-il tout doucement, comme s'il faisait une pause, pour me faire languir de la suite. « Je savais que tu écoutais ce que je disais, à propos de toi... ».

J'ouvrai grand les yeux, tels des soucoupes, et me pinçai furieusement la lèvre inférieure en voyant de quoi il parlait. Je regardai aussitôt ailleurs ; et riais encore plus nerveusement que la dernière fois...

« Au début, tu avais l'air tellement... » « Coincé ? » Dis-je pour finir sa phrase. Il me regarda avec une certaine incompréhension, puis me fixa « Je pensais plutôt à timide... ». Il sembla quelque peu gêné de ma réaction, mais continua tout de même : « Je voulais voir si tu ferais un pas vers moi, toi aussi ».

Je ne savais pas vraiment pourquoi mais je me sentais piqué au vif. En fait, je me demandais franchement ce qu'il attendait de moi... C'était juste pour savoir si j'étais trop timide, ou parce que je lui plaisais ? « Un pas ? » Questionnai-je, interrogatif.

« Hum, ouais. ». Il arrêta de parler et s'approcha un peu plus de moi encore. « Je pense que, j'ai fais des efforts de mon côté, pour venir te voir. Tu ne crois pas ? ». Il me fixa d'un regard dont je ne comprenais pas vraiment la signification, et s'avança encore d'un simple demi mètre.

« Peut-être, mais moi aussi » Soufflai-je, en regardant mes pieds. Je ne savais pas s'il avait entendu, mais mon ventre se tordait légèrement d'une façon particulière ; et il me semblait qu'à cause de moi, cette conversation était tendue. J'aurai donc voulu paraître plus amical, mais une part de moi-même se protégeait inlassablement...

« Oui. Mais c'est moi qui aie fait avancer les choses ! » Me répondit-il d'une façon taquine, que seul lui savait faire à la perfection.

Je relevais la tête pour ancrer mes yeux dans les siens, ce qui me déstabilisa au plus haut point. « Je t'ai vu en premier ! » Me défendis-je au tac au tac. J'abaissai automatiquement la tête et me passai les mains sur le visage, lorsque je croisai son regard amusé. Pourquoi avais-je dis cela ?

Il posa sa main sur l'étagère, près de ma tête et me répondit doucement : « Tu as l'air bien sûr de toi... ». Il souriait, pour une énième fois et se pencha un peu en avant. « Hum, j'ai une question » m'avoua-t-il en me dévisageant.

« Laquelle ? » Demandai-je aussitôt. J'hésitai entre courir loin de lui et paraître complètement coincé ; ou rester ici et répondre à cette question, que j'anticipais comme ' piège '.

Il chercha mes prunelles et lorsqu'il les trouva, me fit un sourire craquant. Je m'empourprais donc, à vitesse grand V et levais un sourcil pour lui faire comprendre que j'attendais. Il détourna les yeux sur ses doigts claquant de temps à autre sur l'étagère, contre laquelle j'étais.

« Tu... » Hésita-t-il. Il souffla doucement, comme pour prendre un peu plus d'assurance et me scruta, avant de poser sa main gauche sur l'étagère ; me faisant ' prisonnier '. « Est-ce que je te plais ? » Finit-il par dire, en appuyant son regard sur moi.

Aussitôt j'eus l'envie de me faire tout petit, pour pouvoir disparaître. Comment pouvait-il être aussi direct ? Comment pouvait-il me poser une question où je devais répondre clairement, alors que j'étais du genre à fuir lorsqu'on voulait me tirer les vers du nez ? « Je suis censé répondre quoi ? » Demandai-je en me maudissant intérieurement d'avoir pu poser une question aussi idiote.

Il se crispa un instant, puis me fit comprendre qu'il ne pouvait pas répondre à ma place, en levant les épaules. J'avais l'impression d'avoir le don pour tout gâcher autour de moi. C'était comme si je faisais continuellement tout ce que je ne devais pas faire avec lui. Et le pire, c'est que j'avais envie de lui crier à quel point il me plaisait. Parce que c'était vrai et que je ne pouvais plus garder cela pour moi seul...

Mais une partie en moi ne voulait pas. En fait, pour tout vous dire, c'était comme si j'étais partagé entre deux idées, deux solutions : d'un côté un ange innocent me disait de prendre garde et de ne pas répondre véritablement, alors que de l'autre côté, un diable maléfique m'inciter à avouer mes sentiments et surtout sauter sur Tom, de la façon la moins appropriée...

« Je crois que j'ai compris... » Dit-il d'une voix grave et déçu, tout en s'éloignant doucement de moi. Il remit ses mains près de son corps et me dévisagea pendant quelques secondes, alors que je restais impassible. Il commença à partir et là, je me disais qu'il fallait vraiment que je fasse quelque chose...

J'avais la trouille au ventre, par peur que je me fasse des illusions ; qu'il joue seulement avec moi comme a pu le faire mon ex auparavant. Mais en même temps, comment savoir si je ne tentais pas ? Comment savoir s'il était sincère si je ne lui donner aucune chance ?

Je me mordis la lèvre avec force et lui disais d'une petite voix : « Beaucoup ». C'était sorti simplement et sincèrement d'entre mes lèvres et je savais très bien qu'il avait entendu... Il s'arrêta – restant de dos – et je pouvais imaginer ses dents se resserraient sur sa lèvre inférieure.

« De quoi, beaucoup ? » Il se retourna pour me faire face, et posa ses yeux sur moi, tout en se rapprochant. Il fit ensuite une drôle de tête, attendant ma réponse, qui mettait longtemps à arriver. Il en faisait exprès ou quoi ?

Mes doigts se posèrent sur le bas de mon tee-shirt, pliant la bordure cousue, pendant que je cherchais les bons mots. Et le pire c'est que je ne les trouvais pas.

J'avais tellement la manie de mal faire avec lui, qu'un nouveau stresse s'empara de moi. J'étais presque figé, réfléchissant pendant quelques secondes, mais finissais quand même par entrouvrir les lèvres ; je ne voulais pas laisser passer ma chance d'être avec lui, aussi petite soit-elle. « Tu – Tu me plais vraiment beaucoup » Bégayai-je en rougissant violemment.

Il sourit largement, et se retrouva en face de moi en même pas deux secondes. Il était vraiment près de moi et je savais que j'allai défaillir d'un moment à l'autre. Je pouvais sentir son souffle contre ma joue et ses mains se posaient très près de mon visage –mais sur les étagères, comme précédemment. « Et moi je te trouve réellement mignon... » M'avoua-t-il, me faisant perdre peu à peu pied face à lui.

Je fermai les yeux et posai instinctivement mes doigts sur le bas de son tee-shirt, juste par peur qu'il s'enfuie. Je le tenais bientôt plus fermement lorsqu'il bougeait d'un millimètre. Je ne voulais et ne pouvais tout simplement pas le laisser s'échapper. Et on était tellement proche à présent que je perdais le contrôle de moi-même encore une fois...

Je passai mes mains sur sa peau, remontant légèrement son tee-shirt et me mordait furieusement la lèvre inférieure. Sa peau était vraiment douce ; et je m'imaginais déjà la toucher du bout des doigts, l'effleurer jusqu'à voir apparaître de nombreux frissons dus à mon passage. Je me voyais même toucher cette partie de mes lèvres...

Ses doigts se posèrent sur mes hanches nues, me faisant frissonner. Non, en fait, le mot était faible ; c'était plutôt comme si chacun de ses gestes envers moi m'électrocutaient, me foudroyaient à m'en faire perdre la tête. Et ça faisait mal et tellement de bien en même temps que je n'arrivais pas à avoir d'idées cohérentes en moi...

Son visage se rapprocha du mien, mais dévia dans mon cou. Je pouvais alors sentir son odeur et ses mains me collaient à lui. On ne parlait pas, comme si nous n'en avions pas un réel besoin. En fait, chaque geste ou mouvement parlait pour nous et c'est en sentant ses lèvres sur ma peau que je comprenais que j'étais déjà foutu.

Mon c½ur rata un battement, ou peut-être plusieurs, lorsqu'il suçota ma peau entre ses lèvres fines. Je le serrai contre moi et remontai mes mains dans son dos – toujours sous son tee-shirt. C'était tellement agréable de pouvoir sentir ses muscles bouger à chacune de mes caresses que je ne pouvais déjà plus m'en passer...

Il remonta sa bouche en direction de ma mâchoire et la fit arriver à la commissure de la mienne ; ne m'embrassant donc pas réellement. Il releva ensuite son visage vers moi, me fixant d'une façon intense et pressait la peau de mes hanches entre ses doigts. Il me rendait déjà tellement dingue, que je me demandais vraiment comment cette histoire tournerait...

Je comprenais seulement maintenant pourquoi il m'attirait tant. Enfin du moins, je m'en rendais compte réellement tout de suite, en scrutant son visage et ses yeux noisette. Il était beau, attirant et étrangement, j'avais l'impression que je le connaissais déjà. Je ne voyais donc, plus pourquoi douter de lui et posai mes lèvres contre les siennes. Un baiser doux en surface se transforma vite en un baiser langoureux approfondi. Je pouvais sentir sa langue dansait qui contre la mienne, ses mains qui me caressaient délicatement et son parfum qui m'enivrait complètement.

Je restai paupières clauses et profitai au maximum de ce moment ; l'étreignant, l'enlaçant pour ne plus le laisser partir. Je perdais presque pied et me déconnectais petit à petit de ce lieu, pour ne penser qu'à ce que nous faisions. Je faisais abstraction de tout, sauf de lui. Et c'était finalement lorsque son corps se rapprochait encore un peu plus du mien, que j'avais compris que ce n'était pas seulement un jeu...

Je tombai et était déjà irrévocablement amoureux de lui et je savais que de toute façon, je ne pouvais plus rien faire pour empêcher cela. Et de toute manière, qu'en avais-je à faire ? Je ne voulais tout simplement plus me détacher de lui et ça je l'avais compris en regardant ses prunelles devenus plus foncés que les autres fois...

« Ça veut dire que l'on est ensemble ? » Soufflai-je contre ses lèvres rosies par la pression faite des miennes il y avait à peine quelques secondes. Il passa sa main sur ma joue, l'effleurant et m'embrassa chastement à de nombreuses reprises. Comme s'il ne me rendait pas assez dingue comme cela...

Il me fixa ensuite, d'une nouvelle façon, et étrangement, je trouvais cela bien plus qu'agréable. Il s'éloigna de quelques pas de moi et me pris la main, pour sortir d'entre les étagères. Ils nous fis ensuite partir de la bibliothèque et c'était seulement à ce moment qu'il finissait par me dire en souriant : « Y'a plutôt intérêt ! ».

Il reposa ses lèvres contre les miennes – avant de se retirer – et resserrait mes doigts entre les siens, comme le ferait n'importe quel couple. Mon c½ur se réchauffa et des milliers de papillons dansaient dans mon ventre. J'étais bien, vraiment bien ; et j'espérais qu'il me ferait sentir « toute chose » à chaque fois qu'il se trouverait dans les parages...

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 04:31

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 14:59

♥ Mini-Fiction n°2 Ambiguous Friendship Prologue & Chapitre 1 ♥ Mini-Fiction n°2

Prologue :

Pas d'ambiguïté possible. Ce qui devait arriver se passer sans qu'aucune réflexion ne soit faite de la part de l'un ou de l'autre. " Pas besoin de réfléchir, mais seulement d'agir lorsque l'envie nous prend " était plus juste ; cette phrase étant bien vite devenue une sorte de devise pour les deux meilleurs amis, qui se connaissaient depuis les bacs à sable maintenant.

En effet, depuis touts petits, ils avaient instaurés une relation simple et sincère entre eux, vivant au jour le jour comme ils l'entendaient. Et ça marchait plutôt bien. La preuve : ils étaient toujours fourrés ensemble après dix-neuf ans d'amitié et n'avaient jamais réussis à en avoir marre de l'autre. Tout s'était fait et se faisait naturellement, même après de nombreuses années et de sacrées disputes. Ils voulaient tout simplement ne pas penser au pourquoi du comment et essayaient d'égarer de leur esprit toute question, souvent absurde et inutile, pouvant mener à quelque chose d'ambiguë.

En fait, ils voulaient seulement profiter. Que ce soit de leur jeunesse, de leurs envies, de leurs désirs ou pourquoi pas même des simples choses que la vie pouvait leurs offrir. Et jusqu'ici, il n'y avait jamais eu de problème. Après tout, à leurs âges, on peut bien essayer, non ?

D'ailleurs, ils vivaient sur le moment présent et ne regardaient pas derrière eux, pour ne rien regretter. Ils faisaient simplement ce qu'ils voulaient faire et s'amusaient comme ils le souhaitaient, sans avoir de réelles interdictions des quelques personnes proches. Ils faisaient leur bout de chemin et c'était très bien comme cela, du moment qu'ils restaient toujours aussi proches. Et pour dire vrai, ils étaient plus que d'accord sur certains sujets. Par exemple, il était indéniable qu'ils étaient très, voire trop complices, d'après certaines personnes. Mais cela leurs plaisait. Ils aimaient vraiment cela et pas seulement parce que c'était avec lui, mais aussi parce que cela devenait presque un besoin. Et puis, pourquoi gaspiller du temps à réfléchir, alors qu'on peut simplement s'en servir pour passer des bons moments avec une personne que l'on apprécie particulièrement ?

Les deux amis avaient donc fait les choses à leur manière et ne se posaient aucune question quant à leur relation, parfois difficile à cerner d'après leurs parents respectifs. Ils savaient tous deux où ils allaient et peu importait les conséquences que cela entraînerait. Ils ne pouvaient pas se résoudre à faire autrement. Ils y avaient pris goût sans vraiment y faire attention, et c'était d'ailleurs toujours le cas. Ils avaient besoin de contacts permanents. Et cela, personne ne pouvait y changer quelque chose. Même pas leurs (futures) petites amies...

Chapitre 1 :

Une sonnerie stridente retentissait alors qu'une masse opaque d'élèves s'avançait jusqu'aux barrières pour pouvoir sortir du lycée, où ils y avaient eu une journée plutôt chargée. Pourquoi les Français finissaient-ils beaucoup plus tard leur journée que les élèves des pays voisins ? Un tas de personne se posait cette question, mais n'y trouvait pas vraiment de réponse. C'était tellement injuste, et pourtant tellement mieux lorsque l'on se disait que nous avions beaucoup plus de vacances qu'eux... Et là, ils avaient enfin le droit à deux semaines de relâchement, sans voir les professeurs et certains élèves. Bref, pour certain, les vacances allaient rimer à sortir, faire la fête et dormir jusqu'à pas d'heure ; alors que pour d'autres, ce serait le meilleur moyen de réviser pour les examens qui approchaient à grand pas. Et Tom faisait partie des premiers, même s'il savait que son meilleur ami, Bill, le pousserait à travailler dès ce soir...

Quelques minutes plus tard, alors que certaines personnes allaient en direction des bus pour rentrer, Tom, un peu plus âgé que la moyenne ici, marchait jusqu'au parking pour monter dans sa voiture et conduire jusqu'à chez lui.

Il avait beau avoir dix-neuf ans, il vivait tout de même chez ses parents, avec qui il était en bon terme. De toute façon, c'était bien mieux comme cela et il le savait. Il n'avait donc pas besoin de penser à comment payer ses factures en fin de mois, mais seulement à savoir à quoi il pourrait s'occuper pendant son temps libre ; après avoir fait ses devoirs et apprit ses cours, bien sûr...

Il arriva bien vite chez lui et se gara directement dans le garage, avant de sortir de sa petite 306, qu'il avait eu à son anniversaire le mois précédent. Il marcha ensuite sur la pelouse, évitant d'écraser les nombreux massifs de fleurs qu'avait mit du temps à faire son père et rentra dans la maison, disons moyenne, de ses parents.

« Je suis rentré » Il déposa ses affaires au pied de l'escalier et s'avança dans le salon pour saluer ses parents qui regardaient la télévision.

« Salut, tu as passé une bonne journée ? » Demanda sa mère, une femme grande et mince, avec les cheveux de différents blonds. Elle avait un sourire sur les lèvres et on aurait pu dire que son fils était son portrait tout craché, si il n'avait pas les yeux bruns et le nez de son père.

Le dreadé s'avança vers sa mère pour lui embrassait la joue et fit de même avec son père, pour continuer le rituel qui s'était installé entre eux depuis qu'il était tout petit. « Oui, mais je suis bien content d'être enfin en vacs ! » Il s'assit sur un fauteuil et enleva ensuite ses baskets pour pouvoir mettre ses pieds sous ses fesses, avant de tourner la tête vers l'émission que regardaient ses parents.

« Est-ce que Bill vient te voir ce soir ? » La voix du père du blond se fit presque moqueuse, ce qui fit lever les yeux de son fils au ciel. Bien sûr que Bill allait venir le voir. C'était tous les jours comme ça et tout le monde ici le savait. Cela arrivait même souvent à son meilleur ami de venir manger avec eux, lorsque les parents de ce dernier étaient absents pour leur travail, alors pourquoi poser cette question ?

« Ouais. Et est-ce qu'il peut rester dormir ici ce soir ? »

« Tu n'as même pas besoin de poser la question » Dirent ses parents en même temps. « Il est toujours le bienvenu » Précisa doucement son paternel, en remuant les épaules de façon à faire comprendre que cela lui importait peu que Bill reste ici. Il l'appréciait beaucoup, tout comme sa femme et il le trouvait tellement agréable qu'il n'avait rien contre le fait que Tom et lui se voient aussi souvent. Et puis, pour être exact, le meilleur ami de son fils faisait comme partie de la famille. C'était en quelques sortes le deuxième fils qu'il n'avait jamais eu.

« Ok » Il reporta son attention sur l'écran plat du salon et sourit en pensant à ce qu'il pourrait bien faire de ses deux semaines de vacances...

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Quelqu'un toqua doucement à la porte et rentra après avoir entendu le « entre » significatif de son meilleur ami. Il ferma derrière lui et s'avança jusqu'au bureau où était installé le blond. Il posa sa main sur son épaule et appuya légèrement pour qu'il se retourne vers lui, en lui lança un salut du bout des lèvres.

« Salut, ». Le dreadé se retourna et fit face à son androgyne préféré. Il le regarda quelques secondes sans rien dire et sourit en sentant de douces lèvres se collaient aux siennes dans un baiser chaste.

Bill appuya un peu plus l'échange qui restait en surface puis arrêta pour aller s'asseoir sur le lit du blond. « Désolé d'être en retard, Jan voulait que je fasse la fermeture... » Il enleva veste et chaussures et décida de s'allonger sur le ventre, se mettant face à Tom, après avoir sortir quelques cahiers de son sac. Il était légèrement épuisé à cette heure-ci, ayant combiné cours et travail dans un restaurant dans une même journée, mais ouvrait tout de même son livre d'anglais. Ugh, il détestait cette matière ; ou plutôt, il n'aimait pas ne pas savoir parler cette langue. Et en plus, il se demandait sérieusement comment il pourrait lire ce texte alors qu'il était bien plus de minuit maintenant.

« Pas grave, j'ai commencé mes devoirs comme ça... ». Tom ferma son manuel et se leva pour aller s'allonger au côté de Bill. Il s'appuya sur ses coudes, faisant se toucher leurs épaules, et sourit en voyant son meilleur ami ouvrir un peu plus les yeux, pour pouvoir se concentrer. « Tu verras ça plus tard... ». Le blond ferma le livre de son ami et le déposa au pied du lit sur le sol. Il s'allongea ensuite sur le dos et posa son regard au plafond, laissant Bill faire de même de son côté. C'était le calme plat.

« Elle était comment ? » Dit l'androgyne pour couper le silence, qui n'était pas forcément dérangeant. En fait, il voulait un peu parler avec son meilleur ami et il décidait à l'instant que c'était le bon moment.

« Qui ça ? » Tom tourna son visage en direction de Bill et ne voyait de lui que son profil. Et il le trouvait beau, vraiment beau « Et ça l'avait toujours été » Pensa-t-il.

« Marion » Bill s'installa de côté pour faire face à Tom et lui pinça la joue en voyant que le blond ne savait pas de quelle fille il pouvait bien parler. « Mon dieu, comment fais-tu pour ne pas te souvenir de leur prénom ? » Il riait presque et Tom le rejoignait bien vite.

« Moi je préfère les compter, et toi te rappeler de leur prénom. Chacun son truc ! » Tom recevait une pichenette sur le nez, alors que Bill grognait légèrement. Comment pouvait-il avoir ce genre de mec pour meilleur pote ? Ça en devenait presque déroutant...

« T'es trop nul ! Enfin bref, est-ce qu'elle l'a bien faite ? » Bill mima une fellation en souriant, mais fut interrompu par une main qui se logeait sur sa bouche. Le brun donna donc un coup de langue furtif sur les doigts du dreadé et les dégagea finalement pour pouvoir mieux respirer.

Tom marmonna quelque chose pour lui du style « mouais » et poussa doucement la personne qui lui faisait face. Cette dernière se rattrapa à lui pour ne pas tomber et lui offrit un grand sourire, presque comme dans la publicité télévisée Freedent. Arf, il détestait quand Bill agissait comme ça parfois...

« Ah, ça veut dire que ce n'était pas top... » Bill fit une grimace en retroussant légèrement ses lèvres et son bout de nez, puis esquissa un demi-sourire pour faire parler son blond préféré.

« Bah si on prend en compte le fait que je croyais qu'elle allait me l'arracher, ouais, ce n'était pas top... » Tom se mit à rire de façon incontrôlée et posa sa main sur son ventre, pour pouvoir laisser de l'air se faufiler jusqu'à ses poumons. Il ne garderait pas un très bon souvenir de cette rencontre, ça c'était sûr !

« Elle est toujours là ? » Demanda Bill alors qu'il donnait un signe de tête en direction de l'entre jambe du dreadé. Il souriait presque de façon taquine et Tom se disait sincèrement qu'un jour le brun aurait sa peau. Mais pour l'instant, il valait mieux répliquer.

« Je ne sais pas, d'après toi ? » Il lança un regard de défi au garçon qui était à ses côtés, se demandant s'il allait le faire ou non, et sourit finalement en voyant le brun se rapprocher un peu plus de lui, son bras droit soutenant sa tête.

« Hum... » Bill fit celui qui réfléchissait et fixa particulièrement Tom. Il posa sa main gauche sur le torse de son ami et la descendit lentement jusqu'à son bas ventre. Il pouvait maintenant sentir sous ses doigts ce qui prouvait que le dreadé était un homme et appuya avec douceur dessus, comme s'il voulait confirmer son hypothèse. « En effet, elle est bien là... » Il réitéra son dernier geste deux fois, même s'il savait que son hypothèse était bien fondée maintenant, et enleva ses doigts pour les poser entre leurs deux corps.

« Ce serait vraiment embêtant si ce n'était pas le cas ! » Le regard de Tom se fit insistant, comme s'il voulait gagner le petit jeu qui s'était mis en place, et Bill ne pouvait que fuir les yeux pétillants d'amusement qui lui faisaient face, avant de donner une petite claque sur l'arrière du crâne de Tom. C'était un imbécile, un idiot et le pire, c'était que c'était la personne à qui il tenait le plus sur cette Terre. Un meilleur ami, il n'en existe qu'un.

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-

« Tu dors ? » La voix de Tom perça le silence de la nuit et aucun bruit ne se fit entendre en retour. Il souffla doucement, laissant le dioxyde de carbone s'évacuer de ses poumons, et se mit sur le côté pour pouvoir se retrouver face au corps endormi de Bill. « Macky ? »

Il lui semblait que celui qu'il interpellait ronflait légèrement et qu'il devait être largement fatigué à cause des cours à la faculté, mais aussi pour le travail qu'il effectuait après chaque journée « scolaire » et les week-ends, ainsi que les vacances. Et en fait, le dreadé avait toujours été fier de lui, même aujourd'hui. En effet, il ne pouvait qu'être fasciné de voir comment son meilleur ami arrivait à joindre les deux bouts chaque mois, sans l'aide de personne, et pas même de ses parents ; alors que lui habitait toujours chez papa et maman, et ne payait rien à côté. Pour être honnête, Tom avait parfois l'impression que lui pouvait se faire plaisir lorsqu'il le voulait, s'achetant un nouveau CD ou allant à de nombreux concerts, mais que Bill, lui, ne pouvait pas toujours se le permettre, ou alors devait économiser parfois longuement selon ce qu'il désirait. Et généralement, le blond s'en sentait mal. Lui avait presque tout ce qu'il voulait et à n'importe quel moment, alors que l'androgyne devait attendre d'avoir assez travaillé pour s'acheter quelque chose.

Un autre ronflement se fit entendre, montrant à quel point Bill avait besoin de sommeil, et l'index et le majeur de Tom glissèrent sur le visage fatigué mais paisible du brun, et écartèrent une mèche intruse.

A chaque fois, il ne pouvait pas s'en empêcher. Il fallait qu'il ait un quelconque contact avec son ami d'enfance, aussi infime et petit soit-il. Et au fil du temps, cette simple habitude était devenue un besoin, que les deux amis assouvissaient le plus possible, lorsqu'ils le pouvaient. Tout comme le reste, finalement...

Ses doigts errèrent sur la mâchoire bien dessinée et remontèrent vers son front, pour redescendre sur l'arête du nez qu'il connaissait bien, pour l'avoir déjà toucher de ses phalanges, à de nombreuses reprises. Puis, doucement et tout aussi discrètement, ils effleurèrent les lèvres douces et légèrement pulpeuses qu'il connaissait maintenant par c½ur, pour avoir eu le droit d'y goûter. Et à cet instant, le dreadé savait qu'il donnerait tout pour avoir un baiser de sa part. Un simple effleurement, un simple frôlement tendre de leurs bouches, auquel il avait toujours eu le droit, depuis qu'ils étaient petits, et duquel il ne pouvait plus déjà se passer.

Tom pouvait d'ailleurs se souvenir de chaque changement ou amélioration qui avait pu exister lorsqu'ils s'embrassaient au fil des années. Il se rappelait même de chaque sensation, de chaque émotion qui l'avait traversé dans les moments où sa bouche s'écrasait contre celle du brun. Et ça restait gravé en lui, comme un énorme cratère sur la planète, ou encore comme un fossile dessiné sur un rocher depuis des décennies. En fait, c'était indélébile et personne ne pouvait effacer ce qu'ils avaient pu échanger grâce à cette grande amitié. C'était intouchable et ils savaient et avaient compris, avec les années, que personne ne pouvait vivre ce qu'ils vivaient de façon aussi forte et intense qu'eux. Et d'un sens, ils en étaient plus qu'heureux, c'était unique. Ils étaient uniques.

Bill remua dans son sommeil et tâta à ses côtés pour trouver le corps chaud du blond, et lorsqu'il le trouva au bout de quelques secondes, il se colla littéralement contre, et souffla d'appréciation et d'apaisement. Il pouvait enfin se détendre complètement et dormir paisiblement, et ceci n'était possible que si Tom se trouvait à ses côtés, collé à lui...

Sa main manucurée remonta contre le torse quelque peu musclé et s'arrêta finalement sur l'un des pectoraux, alors que sa tête s'en rapprochait et que son nez en frôlait la douce peau. Il était vraiment bien là, et son esprit, tout comme son corps, savait qu'il n'y avait pas de meilleure place...

Le dreadé embrassa le brun sur sa chevelure ébène et les précédents souvenirs de leurs embrassades refirent surface. Il pouvait se rappeler des simples bisous de gamins – appelaient « pious » - qu'ils se faisaient simplement quand ils étaient touts petits et que tout le monde dans la famille se faisait. Mais il pouvait aussi se remémorer le tout premier baiser qu'ils s'étaient donnés, le tout premier, tendre et appuyé de leur existence et ils ne regrettaient en rien d'avoir partagé cela avec celui qui leur avait fait face ce jour là.

En effet, cela s'était fait de façon naturelle et presque innocente, et c'était d'ailleurs pour cela qu'ils avaient vite voulus essayer de s'embrasser autrement. Ils voulaient se découvrir, se connaître de nouveau et sous un autre angle, encore ; et c'est pour cela qu'à leurs dix ans, Tom avait passé doucement et timidement sa langue contre les lèvres de son meilleur ami, qui avait accepté sans rechigner. Tout ce que l'un voulait, l'autre aussi ; et ça ne les dérangeait en rien.

Bill avait donc répondu au baiser en léchant lui aussi les lèvres qui lui faisaient face et avait même découvert la bouche de son vis-à-vis dans les moindres recoins, comme s'il ne voulait pas en perdre une miette, avant de laisser sa langue caresser tendrement celle du blond qui ne le lâchait plus. Il la suçait même et la faisait parfois prisonnière entre ses dents, pour entendre un simple, mais doux gémissement de la personne en face de lui. Et c'était vraiment bon et encore mieux que ce qu'ils avaient pu imaginer et entendu dire. Alors ils avaient finalement décidés d'un commun accord qu'ils s'embrasseraient comme cela lorsqu'ils seraient rien que tous les deux. Parce que c'était foutrement bon et que cela faisait papillonner leurs ventres. Parce que se sentir aussi proche de l'autre était plus qu'agréable et qu'ils aimaient en redemander encore et encore à l'être qu'il aimait le plus au monde...

Tom bailla de façon peu discrète, mais ne réveilla pas pour autant le brun. Il s'allongea un peu mieux et resserra le corps de l'androgyne entre ses bras, comme pour le protéger d'un quelconque événement, puis sourit avant de poser son menton sur le crâne de son meilleur ami. Il sentait bon. Agréablement bon. Et il n'avait jamais réussi à être apaiser sans cette senteur. Elle était unique, elle aussi, et le dreadé n'arrivait à s'endormir qu'en la reniflant de ses narines...

-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-

Une sonnerie stridente de portable se fit entendre dans la pièce, réveillant instantanément les deux anciens endormis. Le brun sursauta légèrement en se rappelant que cela devait être son téléphone et passa un bras par-dessus Tom – s'allongeant presque totalement sur lui - pour atteindre l'objet posé sur la table de nuit. « Oh merde, il est déjà onze heures » Siffla Bill tout en s'asseyant à califourchon sur le dreadé, une jambe de part et d'autre de son corps. « Je dois passer chez moi avant d'aller bosser, en plus... »

Le blond passa un de ses bras derrière sa tête et fit une toute petite moue adorable à son meilleur ami, avant de détourner les yeux en direction de la fenêtre ouverte à cause de la chaleur de l'été. « Tu reviens dormir là ce soir alors ? »

« Ouais, ok. J'essayerai de finir plus tôt, comme ça on pourra se regarder un petit film, d'accord ? » L'androgyne se pencha jusqu'à poser son front contre celui du dreadé et le regarda droit dans les yeux. Il aimait particulièrement faire cela à n'importe quel moment et cela dérangeait parfois pas mal de monde, puisque si l'un commençait à regarder l'autre, alors personne n'arrivait à avoir la moindre attention de leur part. Ils étaient donc complètement ailleurs, se déconnectaient du monde jusqu'à ce que l'un coupe le contact visuel d'avec l'autre. Et cela pouvait durer de longues, très longues minutes, sans qu'ils ne pensent à autre chose qu'à celui qui leur faisait face. Et ce depuis tout petit.

Se fixer longuement, était, d'ailleurs, comme une sorte de petit jeu entre eux, où chacun essayait d'avoir le dessus sur l'autre ; même si, au final, Bill savait que ce serait Tom qui gagnerait. Il était beaucoup trop faible devant un regard si insistant et si pénétrant, voire si intense de la part de son ami d'enfance. Et en fait, cela ne le dérangeait pas tant que cela. Il aimait vraiment cela. C'était agréable et en plus, Bill en profitait, car il savait que cela ne se passait qu'entre eux. Personne ne pouvait avoir un aussi grand pouvoir que lui sur le dreadé ; et il mentirait s'il disait que cela ne lui plaisait pas. Mais il fallait tout de même, parfois se méfier, car ce simple « jeu de vue » pouvait les emmener loin, très loin...

Tom acquiesça doucement et posa une main dans le bas du dos du brun, avant de sourire franchement en comprenant que Bill n'arrivait pas à détacher ses yeux des siens. « Tu vas me regarder longtemps comme ça ? Je sais que je suis beau, mais quand même ! »

« Dit celui qui regarde la bombe assise sur lui ! » Ne pu s'empêcher de répliquer Bill alors que son nez frôlait gentiment celui du blond et que ses cheveux entouraient leurs visages fins.

« C'est peut-être une bombe, mais qu'est-ce qu'elle est lourde ! » Tom pinça l'arrière de la cuisse de l'androgyne et lui lança un petit sourire taquin, avant de remonter ses doigts dans un doux effleurement.

« Ça ne t'empêche pas de la toucher en tout cas ! » Bill mit sa main sur celle du blond, pour essayer d'enlever « l'intruse », mais décida finalement, de lui-même, de la faire remonter un peu vers ses fesses. Il adorait trop taquinait Tom pour s'arrêter là...

Le dreadé, lui, continua de fixer la personne assise sur lui et sourit en sentant la peau douce des fesses de son meilleur pote sous ses doigts. « Elle aime que je le fasse... ». Son regard se fit beaucoup plus insistant en prononçant cette phrase et les yeux de Bill dévièrent sur la table de nuit. Pourquoi Tom arrivait-il toujours à le rendre aussi bizarre à chaque fois ? N'y avait-il que lui sur cette Terre pour dire ce genre de phrase avec un sourire aussi craquant ? Et puis, zut, il était trop déstabilisant pour que Bill ne tombe pas dans le panneau, et tous les deux le savaient. Ça avait toujours été comme ça et le brun n'y pouvait rien. Tom avait de l'influence sur lui et même plus que cela, alors pourquoi cela changerait-il aujourd'hui ?

Bill décida de ne pas perdre totalement face et posa ses deux coudes au niveau de la tête du blond. Il l'embrassa ensuite sur la joue gauche dans un baiser très bruyant, puis dévia vers sa bouche. Il ne laissa même pas Tom participait réellement à l'échange et leva les yeux aux ciels. « Oh oui ! Et tellement d'ailleurs, qu'elle va se lever pour aller bosser ! » Et sur ce, il se leva de sur son meilleur ami et alla jusque dans la salle de bain, laissant derrière lui un Tom qui préparait déjà une petite vengeance.

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 18:18

♥ Mini-Fiction n°2 Ambiguous Friendship Chapitre 2 ♥ Mini-Fiction n°2


Ce chapitre sera posté en fin d'après-midi...
J'espère que cela vous plaira & que vous serez un minimum surpris(es) de leur relation !

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# Posté le lundi 02 novembre 2009 07:39

Modifié le samedi 07 novembre 2009 06:52